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16 février 2012: mise au point d'Adlène au sujet des articles parus récemment
La
date des 29 et 30 mars pour le procès a été
confirmée lors de l' audience de fixation d'aujourd'hui
10 janvier 2012: Après
la cloture de l'instruction mi octobre et le réquisitoire de
l'accusation fin novembre, l'instruction a enfin rendu son
réquisitoire et demande le maintien en détention
d'adlène et le renvoi devant le tribunal correctionnel comme
nous nous y attendions. Une date provisoire a été
proposée pour le procès fin mars 2012, à confirmer
en audience de fixation mi février. Lire les articles publiés en janvier 2012: libération le point - Médiapart (pdf) oumma.com rue89
Certains
des éléments mentionnées dans ces articles sont
à prendre avec prudence car ils sont en grande partie
basés sur le réquisitoire à charge de
l'accusation, qui vu le vide factuel du dossier cherche à
décrédibiliser l'image d'Adlène pour faire
admettre une punissabilité de principe.
extrait du livre "l'espion du président" : page consacrée à l'affaire Hicheur
GUANTANAMO à LA
FRANCAISE:
Le 8 octobre
2009, notre collègue
Adlène Hicheur était
arrêté au domicile de ses parents à
Vienne, dans l’Isère, puis après
plusieurs jours de garde à vue était mis en
examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste[i].
Il est depuis incarcéré à Fresnes en
détention provisoire. Il est à noter
qu’Adlène est le seul mis en examen dans cette
affaire. Aujourd'hui, il est
en détention "provisoire"
depuis plus
de deux
ans, simplement pour avoir
surfé et échangé des messages sur des
sites internet dits "islamistes". Les
lecteurs anglophones liront avec
intérêt l'éditorial consacré
par la revue scientifique Nature au cas Hicheur, et les
questions qu'il
pose, tandis que les autres se réfèreront
à
médiapart où à OWNI (voir notre revue
de presse), seuls journaux de langue francaise à
avoir pour l'instant manifesté un véritable
intérêt pour ce cas.
Adlène
a constamment clamé son innocence et se débat
depuis son arrestation dans un univers digne de Kafka. Des
allégations mensongères sur son compte ont
été maintes fois publiées dans la
presse et
même dans certains ouvrages, émanant pour
certaines des
plus hauts responsables de la police et de l'état. Depuis
bientot deux ans toutes les demandes de mise en
liberté provisoire présentées
par ses ont été
refusées,
sans qu'aucun élément matériel
tangible ne soit venu étayer les
graves accusations dont il fait l'objet. En
tant que collègues d'Adlène, nous avons
été
choqués par son arrestation et trouvons anormal son maintien
en détention. Compte tenu de
cette situation qui perdure ,
nous avons donc crée
ce comité de soutien ayant
pour but de
prêter assistance et soutien à Adlène
dans sa
défense contre des accusations qu'il a toujours
niées.
Les
fonctionnaires du ministère de la justice ont plusieurs fois
été alertés par notre
comité sur cette
détention abusive mais, contre toute évidence,
persistent à répondre que les droits de M.Hicheur
sont respectés. Les nombreux élus que
nous avons contacté n'ont pas donné suite,
invoquant la séparation des pouvoirs ou
préférant ignorer les
conséquences de lois qu'ils ont votées et qui
permettent d'emprisonner pour deux ans des gens sur la base de simples
soupçons. Aux dernières
informations, le magistrat instructeur aurait l'intention de
procéder à la cloture
de l'instruction mi octobre, mais il est à craindre que la
détention de M. Hicheur ne se prolonge jusqu'à la
tenue
d'un
éventuel procès, soit encore pour plusieurs mois.
Le
comité de soutien dénonce la disproportion totale
entre
la réaction policière et judiciaire et les faits
réellement reprochés à
Adlène, la longueur
inadmissible de l'instruction (compte tenu du peu
d'éléments) et surtout le scandale d'une
détention
provisoire longue de deux ans et parfaitement injustifiable, La
détention provisoire devant rester
une exception
et
être
justifiée par des élément précis
et non par
de vagues généralités. Le
comité demande la
libération, au
besoin assortie d’un contrôle judiciaire, de M.
Adlène Hicheur
jusqu’à ce que l’instruction
présente ses conclusions. Si
des faits concrets et avérés devaient le mettre
en cause, M. Adlène Hicheur
comme tout citoyen doit avoir droit à un procès
contradictoire dans des délais raisonnables. En
l’absence de charges convaincantes
M. Adlène
Hicheur doit être complètement
innocenté et dédommagé du
préjudice grave causé par une
incarcération
injustifiée.
Communiqué:
le
comité dénonce les propos mensongers de Mr
Péchenard tenus le 9 septembre sur France Info, et qui
peuvent être
réecoutés ici.
M.Péchenard, directeur général de la
police, cite dans les actions terroristes
déjouées en France ces dernières
années le cas d'un "individu
autoradicalisé" qui a essayé de poser une bombe
dans un
bataillon de chasseurs alpins. L'allusion à
Adlène est transparente et le comité de soutien a
tenu
à protester car ce n’est pas la
première fois que M.Péchenard
(et M.Squarcini)
parle(nt) de ce dossier en
cours
d’instruction en public, qui plus est d’une
manière
qui s’apparente à de la désinformation
car à
notre connaissance M.Hicheur a toujours nié avoir
manifesté l’intention de commettre le moindre
attentat et
il est certain, comme les services de police le savent, que
contrairement à ce qu’affirme M.
Péchenard il
n’a jamais essayé, eu l’intention et
encore moins
les moyens de poser la moindre bombe dans un bataillon de chasseurs
alpins. Comme par ailleurs de nombreux éléments
concernant le dossier d'Adlène Hicheur ont
été
divulgués à la presse et ont très
largement
porté atteinte à la présomption
d'innocence, le
comité de soutien a tenu à dénoncer
par une lettre
au ministre de l'intérieur et une lettre au juge Christophe
Teissier, en charge de l'enquête, ces affirmations qui
exercent
indirectement une pression sur la justice et menacent
l'impartialité des débats. Un tel acharnement de
l’appareil d’état sur un individu
isolé est
tout à fait incompréhensible, inadmissible et
indigne de
la République Française.
Suite
à
la cloture de l'instruction nous avons retiré notre
pétition en ligne, bien qu'à ce jour
adlène
demeure encore en détention en attendant pour le
début
novembre une décision de renvoi ou de non lieu. Suite
à l'envoi, en recommandé avec
accusé de réception, de la pétition (400 signataires) et
d'une lettre d'accompagnementle
30 juillet nous avons recu début octobre deux
réponses du ministère de la justice qui ne font
que nous
informer sur l'état de la procédure et
justifient
les décisions de la justice mais ne répondent
aucunement
sur le fond à savoir le caractère abusif,
injustifié et extraordinairement long de la
détention
provisoire.
Lettre d'une page
pour faire connaitre l'affaire au public.
Memo
résumant les principaux points du dossier (dernière mise
à jour 27 juillet 2011) (pdf)
Voir la
page Actions
et actualité pour plus de
détails, ainsi que notre Revue de Presse.
*Les
juges de Strasbourg reconnaissent quatre critères pouvant
justifier la détention d'une personne avant jugement
lorsqu'il
subsiste des raisons plausibles de soupconner qu'elle a commis une
infraction. Il s'agit:
- du risque de fuite
- du risque d'entrave à la bonne
marche de la justice
- de la nécessité de
prévenir la criminalité
- du besoin de préserver l'ordre
public
Lorsque aucune raison de ce type ne peut être
identifiée, le prévenu doit être
libéré
en vertu de l'article 5(3) de la CSDH
N.B.: Les
membres de ce comité de soutien agissent à titre
individuel et leur
action n'engage en rien les institutions auxquelles ils appartiennent
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